Communiqué du Parti de Gauche

Le Parti de Gauche soutient pleinement la grève interprofessionnelle du 18 mars 2014. Il lance un appel à une large mobilisation pour faire de cette journée un succès indiscutable.

Le monde de l’éducation doit y prendre toute sa place. L’École est en effet touchée par l’offensive générale. L’ensemble des personnels lient la lutte générale pour l’augmentation des salaires dans le public comme dans le privé et la relance de l’emploi avec la nécessaire mobilisation contre les projets Peillon visant à briser le statut national des professeurs.

Les projets ministériels cherchent à disloquer l’école publique et à réduire son coût dans la logique des politiques d’austérité confirmées par le pacte de responsabilité par deux moyens : l’augmentation de la charge de travail des enseignants et leur soumission au « projet d'établissement » lié au « contrat d'objectif » avec les collectivités territoriales, conduisant à la territorialisation de l’enseignement. Les décrets actuels, définissant les obligations de service en termes d'heures de cours, représentent au contraire un rempart pour limiter l’accumulation de tâches inutiles et contrer le zèle des potentats locaux. Tous ces projets ne peuvent que conduire à une dégradation de la transmission des savoirs. Il s’agit bien d’une entreprise planifiée pour vider l’enseignement public de sa substance et in fine déqualifier massivement la jeunesse du peuple.

La récente et vigoureuse résistance d’une partie des enseignants, dont ceux de classes préparatoires, face à l’attaque générale contre le statut des enseignants et la baisse salariale immédiate, montre qu’il est possible de créer un rapport de force obligeant le gouvernement à reculer. Après avoir dû temporiser, Peillon a repris l’initiative en dévoilant la nouvelle version des « fiches métiers » qui servira de base à son projet de décret qu’il doit présenter le 27 mars.

Le Parti de Gauche appelle à une prise de conscience du secteur de l’Éducation à l’occasion de la grève interprofessionnelle du mardi 18 mars 2014. La résistance doit être l’ordre du jour pour manifester son opposition sans équivoque à la politique gouvernementale.

Pour la Commission nationale Éducation du PG, Francis Daspe et Yann Salmon